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Germanium
Découvert en 1886 et trente-deuxième du tableau de Mendeleiev, ce métalloïde est à la base d’un composé du même nom, mis au point par l’ingénieur japonais Asaï. Ce dernier l’a proposé comme « médicament curatif » du cancer après avoir remarqué en 1946 que le ginseng, qui en est riche, est largement utilisé dans la cuisine en Corée, où les cancers seraient peu fréquents (ce qui n’est pas vérifié). Le germanium est aussi proposé contre le sida. Il est présenté sous différentes formes, principalement absorbé par la bouche sous forme de GE 132 (carboxyéthyl-sesquioxyde de germanium) ou de Sanumgerman (lactate – citrate de germanium), à prendre pendant de nombreux mois. Le germanium oxygénerait l’organisme, diminuerait la constipation et stimulerait l’immunité. Fabriqué au Portugal, ce produit est défendu en France par S. Jurasunas qui le présente comme un médicament très actif, mais cette activité repose sur des observations médicales douteuses : les résultats présentés sont erronés et il n’existe aucune preuve de l’efficacité de ce produit. Sa détection dans l’eau de Lourdes n’a pas apporté d’argument supplémentaire convaincant. De plus, le germanium a des effets toxiques graves sur les nerfs et surtout les reins, certains ayant entraîné la mort par insuffisance rénale. C’est donc un produit inactif et toxique. Un autre dérivé du germanium, le spirogermanium, a été étudié par des cancérologues américains dans les années 1980 : aucune efficacité n’a été démontrée et une toxicité importante a été signalée.
Simon Schraub., 16/5/2002 mise à jour le : 15/12/2005
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