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Traumatisme
Un choc accidentel conduit parfois à la découverte d’un cancer. Ce traumatisme amène la personne à regarder ou à palper soigneusement la région touchée, éventuellement plusieurs jours de suite, et à y découvrir une anomalie jusque-là ignorée. C’est le cas après un coup de pied sur la jambe, commun chez un enfant, qui fait découvrir une tumeur osseuse (ostéosarcome), après un choc dans les parties génitales qui fait remarquer une modification d’un testicule ou après un coup sur la poitrine qui amène une femme à se trouver une boule dans le sein. Dix pour cent des patients atteints de tumeurs primitives des os (et non de métastases osseuses) signalent un traumatisme sans fracture au cours des semaines précédant le diagnostic. Il s’agit le plus souvent d’une coïncidence. Dans les années 1920, J. Ewing précisait quatre caractères indispensables pour retenir la possibilité d’un traumatisme à l’origine d’un cancer : 1) le traumatisme doit être assuré et sérieux ; 2) il y a identité entre la zone blessée et celle où le cancer est observé ; 3) la zone traumatisée devait être normale avant l’accident ; 4) un intervalle de quelques mois doit exister entre le choc et l’apparition du cancer. Ces critères sont nécessaires mais non suffisants. Les données de la biologie, notamment de la multiplication des cellules, ne permettent pas de retenir l’hypothèse d’un traumatisme comme initiateur d’une tumeur. Il n’est pas impossible (mais peu probable) qu’un traumatisme aggrave un cancer préexistant. Un tel choc avant un cancer ne modifie ni le traitement ni le pronostic. Chez les végétaux une blessure favorise une tumeur liée à un virus.
Simon Schraub., 16/5/2002 mise à jour le : 21/12/2005
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