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Sécurité
Étant donné les enjeux (la vie ou la mort, des complications sévères liées à la maladie ou parfois au traitement) du diagnostic et de la thérapeutique d’un cancer, le maximum de sécurité s’impose pour réduire le plus possible les risques d’erreur et leurs conséquences. Comme dans tout autre domaine d’activité, des erreurs sont possibles : elles sont liées à la présentation trompeuse d’une tumeur, à des caractères difficiles à interpréter, à des transmissions délicates, etc. Les médecins et tous les soignants prennent des mesures pour en limiter l’incidence et en supprimer les conséquences fâcheuses. L’assurance de qualité ne peut pas être absolue et elle n’empêche pas de rares accidents, mais elle doit être aussi grande que possible. Il apparaît aujourd’hui que la voie à suivre est de développer une culture de la gestion de l’erreur chez les professionnels. Il importe d’apprendre d’une erreur, pour ne pas la répéter, et de ne pas se focaliser exclusivement sur une faute et sa sanction possible. Cette sécurité est assurée pour le diagnostic par un examen anatomo-pathologique sur le prélèvement issu de la biopsie d’un fragment de tumeur. En cas de difficulté, cet examen peut être soumis à un autre médecin pour réduire les incertitudes émanant de certaines tumeurs atypiques. Elle s’impose pour les traitements dont le choix s’opère après concertation entre plusieurs spécialistes, en fonction de leur compétence et de la technique qu’ils maîtrisent, ce qui évite l’inadvertance d’un praticien isolé. L’application des traitements bénéficie de nombreuses dispositions propres à éviter toute confusion. Il faut administrer les doses adéquates de radiothérapie ou de chimiothérapie. Plusieurs contrôles sont organisés auprès du médecin prescripteur, du pharmacien qui délivre un médicament, de l’infirmière ou du manipulateur qui administre une perfusion ou des rayons. Des évaluations périodiques dépistent les imperfections et permettent de les corriger avant qu’elles ne se transforment en erreurs. La sécurité en cancérologie fait ainsi jouer de nombreuses responsabilités de médecins, d’auxiliaires médicaux, d’agents administratifs, des pouvoirs publics. Elle dépend aussi de la bonne participation d’un malade bien informé : sa coopération est indispensable à l’observance du traitement optimum défini.
Jean Martin., 16/5/2002 mise à jour le : 21/12/2005
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