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Poids
C’est un des caractères les plus simples et les plus importants pour évaluer l’état d’un malade atteint d’un cancer. Il est soumis à d’importantes variations selon les individus ou, pour le même individu, suivant l’évolution tumorale et le traitement. Sa valeur doit être rapprochée de la taille, ce qui permet de déterminer si le poids est normal, inférieur ou supérieur à la normale, et de calculer la surface corporelle. Rapporté à la taille, le poids a une influence sur l’état de santé. Un excès pondéral est préjudiciable et il s’accompagne d’un risque plus élevé de cancer, à un degré moindre toutefois que pour les maladies cardiaques, le diabète ou les maladies digestives. Cette influence est nette pour les cancers du côlon et de la prostate chez l’homme, de l’utérus, de la vésicule biliaire, de l’ovaire et du sein chez la femme. Cette relation est rattachée à un excès d’apport calorique par l’alimentation ou à des influences hormonales (voir Obésité). Au moment du diagnostic, un éventuel amaigrissement traduit le retentissement du cancer sur l’ensemble de l’organisme. Le poids renseigne sur le volume corporel du malade auquel seront adaptées les doses de médicaments en cas de chimiothérapie, quoique, pour calculer ces doses, on préfère tenir compte de la surface corporelle. L’estimation du poids doit être corrigée en cas de rétention de liquide (œdèmes, ascite). Pour suivre l’évolution d’un patient, la courbe de poids est aussi intéressante que celle de température en cas de fièvre, et plus utile que la vitesse de sédimentation, mais seules des variations de plusieurs kilogrammes sont significatives. Contrairement à une idée reçue, un cancer peut évoluer sans aucune perte de poids.
Bernard Hœrni., 16/5/2002 mise à jour le : 20/12/2005
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