Métastases pulmonaires

On regroupe sous ce terme les localisations secondaires cancéreuses dont le siège est le poumon, les bronches ou la plèvre, dans le thorax. Les poumons filtrent toute la masse sanguine pour son oxygénation. Dans leur réseau de vaisseaux capillaires ils arrêtent des cellules cancéreuses en circulation et sont donc souvent le site de métastases venues d’ailleurs.
Des symptômes comme la toux, une expectoration, une douleur ou un essoufflement (dyspnée) peuvent précéder ou accompagner les métastases pulmonaires. Le plus souvent, ces signes sont absents. La radiographie est essentielle au diagnostic. Elle peut être complétée par scanographie qui apprécie mieux le volume, le nombre et le siège des métastases. L’atteinte métastatique se présente sous la forme de nodules isolés ou diffus (« lâcher de ballons »), sous la forme d’une infiltration des canaux lymphatiques autour des bronches (lymphangite carcinomateuse) ou comme une pleurésie. Selon la situation des métastases, d’autres examens peuvent être pratiqués comme une endoscopie des bronches (fibroscopie bronchique) ou de la plèvre (pleuroscopie). Pour affirmer le diagnostic de métastase et préciser le type exact du cancer qui lui a donné naissance, il faut parfois pratiquer des prélèvements par ponction à l’aiguille fine ou par biopsie, avec un examen au microscope.
Environ un tiers des cancers donnent, au cours de leur évolution, des métastases pulmonaires. Les tumeurs le plus fréquemment en cause sont les cancers du sein, des appareils digestif, génital ou urinaire. Chez 10 % des malades, la tumeur primitive reste inconnue.
Les métastases pulmonaires sont celles qui se prêtent le mieux à une évaluation précise de la vitesse de croissance du processus tumoral et de sa régression sous l’influence du traitement. Ce dernier, généralement pluridisciplinaire, dépend du stade de la maladie, de l’état du patient et du type de cancer. Un traitement général, par chimiothérapie ou hormonothérapie pour un cancer hormonosensible, est le plus habituel. L’excision chirurgicale d’une ou plusieurs métastases pulmonaires est aussi possible, isolément ou en association avec le traitement général. Dans des cas privilégiés elle donne d’excellents résultats : faite en 1939 aux États-Unis par Barney et Churchill pour la métastase unique d’un cancer du rein, la première ablation chirurgicale d’une métastase pulmonaire a été suivie d’une survie de 23 ans.

Gilles Catimel., 16/5/2002
mise à jour le : 16/12/2005

Liens connexes

Ablation
Ail
Appareil
ARN
Biopsie
CA
Cancer
Carcino
Cellule
chimiothérapie
CIRC
Diagnostic
Douleur
Dyspnée
Eau
Endoscopie
Fibroscopie
Gui
Hormonothérapie
If
Lymphatique
Malade
Métastases pulmonaires
Nodule
Os
Pleurésie
Plèvre
Ponction
Poumon
Rad
Radiographie
Rat
Régression
Rein
Sang
Scanographie
Secondaire
Signe
Stade
Survie
Symptôme
Thé
Thorax
Toux
Traitement
Tumeur
Vaisseau